• Présentation de la contribution - Reconquêtes


    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>Intervention de Yannick Williot à l'Assemblée Générale fédérale de présentation </o:p>Cher(e) camarades

    Permettez-moi tout d'abord de me présenter pour ceux d'entre vous qui ne me connaissez pas : Je m'appelle Yannick WILLIOT, j'ai 34 ans, je suis fonctionnaire (intendant dans un collège) responsable syndical régional, secrétaire de section et conseiller municipal à Yutz. Et ce soir porte-parole de la contribution, d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, « Reconquêtes ». Ca fait beaucoup pour un seul homme !

    Je tiens tout d'abord à vous remercier pour  votre présence à cette première phase de notre congrès à savoir la présentation des contributions.
    Vous remercier de votre présence et puis quand même saluer votre abnégation car effectivement, ce n'est pas simple ni finalement très réjouissant d'être actuellement un militant du Parti Socialiste.
    La situation que nous vivons, elle est malheureusement et dramatiquement simple.
    La France de Nicolas Sarkozy :
    q      
    c'est 3 millions de français allocataires de minimas sociaux et  plus de 6 millions  qui en vivent,
    q      
    Selon la base que l'on établie, c'est entre 4 et 8 millions de français pauvres,
    q      
    C'est 1, 3 millions de dossiers de logement social  qui sont en attente,
    q      
    100 000 personnes n'ont pas de logements, autant vivent en campings, mobil-home toute l'année,
    q      
    C'est 1 million de personnes vivent dans des logements exigus, fortement « surpeuplés » selon les norme de l'insee.
    q      
    Selon la CNAF, Il manque 400 000 places de crèches pour répondre au besoin des familles
    q      
    Etc, etc...
    Je ne vous assommerai pas de chiffres mais il me semble important  d'insister sur quelques-unes unes des difficultés sociales que vivent nos concitoyens, que vous vous-même ou votre entourage vivez ou qu'en tant que militants ou élu(e) local(e),  vous côtoyez tous les jours et de plus en plus.
    Face à cette situation, j'ai entendu certains camarades  qui souhaitaient que notre opposition ne soit pas « pavlovienne » !? Mais, camarades,  sur quoi donc aurions nous dû hésiter à mettre en cause ce pouvoir :
    q      
     Sur les franchises médicales qui excluent des citoyens du droit à être soigné convenablement
    q      
     sur la carte judiciaire, la carte militaire et bientôt vous verrez,  la carte scolaire, qui détruisent nos territoires
    q      
     sur le paquet fiscal et les 15 milliards de cadeaux fiscaux  fait aux plus riches
    q      
    sur une réforme institutionnelle qui consacre le pouvoir d'un président absolu 
    Non, résolument non, nous ne devons rien lâcher à ce pouvoir.
    Pourtant, face à cette politique, la plus réactionnaire que nous avons  jamais vu dans notre pays, ce tatchérisme à la française, qu'avons-nous eu, nous le Parti Socialiste, à opposer : l'image de nos divisions et mesquinerie à l'université de La Rochelle, les petites phrases des uns sur les autres, la cacophonie des positions sur les mesures gouvernementales, mais parfois aussi les silences assourdissants.
    Bref, tout cela fait de nous, c'est à dire du premier parti local de France que nous sommes pourtant,  un bien piètre parti d'opposition nationale et surtout, absolument pas l'alternative crédible que nous devrions être .
    Il faut donc que cela cesse, que ce congrès nous donne enfin l'occasion de définir  non seulement notre ligne politique mais aussi notre stratégie électorale pour qu'enfin nous prenions le chemin de la Reconquête.
    Car l'enjeu de ce congrès camarades, c'est bien cela, répondre à une seule question : à quoi sert le Parti Socialiste ? La question n'est donc pas savoir qui va parler  au nom du parti socialiste mais ce qu'il ou elle va dire !
    Une fois n'est pas coutume, et au risque de vous choquer, je vais être d'accord avec un homme politique de droite à savoir François FILLON. le 8 mai 2008, celui–ci a déclaré « la droite à gagné la bataille idéologique ».  Il a raison !
    Nous n'avons pas gagné d'élections présidentielles depuis 20 ans, ni d'élections législatives depuis 11 ans, cette réalité politique là, nous avons le devoir de la regarder en face et d'en tirer les conséquences politique qui s'imposent. Parce que les mêmes réponses produiront les mêmes effets, il nous faut désormais réaffirmer nos valeurs  et notre stratégie pour assurer la reconquête politique et électorale de notre pays et de nos concitoyens.

    Tout d'abord,  réinvestissons le champs des idées, Face à un droite « décomplexée », devenons nous aussi la gauche « décomplexée ». Avec cette contribution, nous voulons clairement que le PS n'ait pas (ou plus) peur d'affirmer :

    q       le rôle primordial de l'Etat quand la droite veut le réduire à sa portion congrue, c'est- à dire en refusant les privatisations mais aussi en construisant de grands pôles publics dans certains secteurs par exemple  l'énergie.

    q       le rôle primordial des services publics et de ses agents pour notre cohésion sociale et territoriale quand la droite supprime des services et des fonctionnaires à tours de bras dans une logique purement comptable.

    q       le rôle primordial d'un tarif extérieur commun au niveau européen pour contrôler  cette globalisation libérale comme le font par exemple les EU ou la Chine,

    q       la nécessité de l'impôt quand la droite veut les supprimer en créant un grand impôt progressif sur le revenu.

    q       Affirmer aussi que l'immigration n'est pas un danger pour notre pays quand la droite mène la chasse aux immigrés dans les conditions que l'on sait (c'est à dire jusque dans ces sanctuaires que sont les écoles de la République et ceux d'entre vous qui militent à RESF et qui ont parrainé des élèves sans papiers savent de quoi je parle)

    <o:p> </o:p>

    Ensuite, nous voulons aussi, que le PS clarifie sa stratégie électorale. Ce n'est pas parce que nous sommes actuellement un parti sans leader, que nous devons aller nous vendre à un leader sans parti. Ne tentons pas les aventures sans lendemain, contraire à notre histoire et nos valeurs. Le PS parce qu'il est le parti central de la gauche doit tout faire pour construire un grand parti avec ses partenaires historiques : les verts, le parti communiste notamment. Ce grand parti de la gauche unie et rassemblée autours d'objectifs communs sera demain l'instrument de notre reconquête.

    <o:p> </o:p>

    La meilleure défense camarade c'est l'attaque. Et cette contribution veut en être le fer de lance.

    Pour conclure mon intervention, j'ai entendu beaucoup de camarades ces dernières semaines, me dire non seulement qu'ils en avaient assez de cette zizanie et qu'ils attendaient d'y voir plus clair. A ces camarades, je veux leur livrer cette citation de ce formidable écrivain qu'est Daniel Pennac : « Ce sont rarement les réponses qui apportent la vérité, mais l'enchaînement des questions. ».
    A la veille du dépôt des motions sur lesquelles vous serez amener à vous prononcer, je vous invite donc à vous posez-vous les bonnes questions et je suis sûr que vous trouverez les bonnes réponses et ferez ainsi le bon choix.
    Merci de votre attention.
    Pour la contribution « Reconquêtes »

    Yannick WILLIOT


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :