Par rue89
"Je ne peux pas être l'interprète d'une polyphonie socialiste." Partisan d'une abstention unanime, Benoît Hamon a démissionné mardi de son poste de secrétaire national du PS, quelques minutes après le choix du Bureau national du parti de voter oui au Traité de Lisbonne, tout en laissant la liberté à ceux qui le veulent de de s'y opposer ou de s'abstenir... Pour Rue89, le député européen a commenté à chaud sa décision:
"Noniste" discret au cours de la campagne référendaire de 2005, Benoît Hamon avait ensuite été nommé secrétaire national à l'Europe au lendemain du Congrès du Mans, afin de dissiper les divisions nées au sein du parti. Il avait alors réussi à se rapprocher de la direction du PS. Au point de travailler en étroite collaboration avec François Hollande et d'apparaître comme l'un de ses possibles successeurs au poste de Premier secrétaire.
Mais à ce même François Hollande, il vient de remettre sa démission. Chargé il y a quelques semaines de proposer une position commune au Parti socialiste, il avait tranché pour "l'abstention" avec "le maintien de la revendication du référendum". Un référendum, car c'était une promesse contenue dans la synthèse du Mans, ainsi que dans le projet présidentiel. Et une abstention, malgré les "lacunes considérables" de ce traité simplifié, pour une raison de pragmatisme:
"La social-démocratie européenne nous disait qu'il n'y aurait pas d'autres fenêtres de tir pour négocier de meilleures avancées institutionnelles que celles qui sont proposées là."
Le choix du oui exprimé mardi par la direction du parti le déçoit donc. Non seulement l'abstention n'a pas été votée, mais elle n'a même pas été proposée. 36 voix se sont portées sur le oui, 20 sur le non (plus deux abstentions et une non participation au vote).
Un choix qui plus est assorti d'une alternative fréquente chez les socialistes: aucune menace de sanction ne pèsera sur ceux qui entendent tout de même voter non ou ou s'abstenir au Parlement. "Nous avons une forme de répétition du débat oui-non" de 2005, déplore le député européen.
Autre grief, majeur: la question du référendum "qui n'a pas été discutée ce soir et qui a été renvoyée à plus tard" (une quinzaine de jours). Benoît Hamon accentue ici sa critique: "Aujourd'hui, il n'y a plus unité des socialistes." Il attendait, en vain, que le bureau national décide de mettre en oeuvre tous les moyens institutionnels possibles pour contraindre Nicolas Sarkozy à l'organisation d'un référendum.
Pour ne pas défendre, en tant que secrétaire national à l'Europe, une position qu'il n'approuvait pas, il a démissionné, estimant que l'absence de position commune constitue pour lui "un échec personnel". Son avenir au PS? François Hollande glisse rapidement: "Benoît Hamon a fait un travail remarquable et on va lui trouver une autre occupation dans le parti."
Publié par nps57 à 10:38:47 dans Nouveau Parti Socialiste | Commentaires (0) | Permaliens
LABÈGE (AFP) Le député des Landes Henri Emmanuelli a estimé samedi à Labège (agglomération toulousaine), à l'occasion de l'université d'été du Nouveau parti socialiste, que le PS avait "la responsabilité de remettre la gauche debout".
"Notre responsabilité en tant que socialistes est de faire en sorte (...) de remettre la gauche debout", a déclaré M. Emmanuelli devant près de 400 militants.
Intervenant sur le thème "Quel PS pour le 21e siècle ?", l'ex-ministre socialiste a estimé que son parti devait être "ouvert à toutes celles et ceux qui pensent que la gauche existe, qu'elle a des valeurs à défendre et des solutions à proposer".
"Sur tous les sujets qui préoccupent ce pays aujourd'hui, nous avons des réponses", a-t-il dit, citant le financement des retraites, la pérennité du système de protection sociale et l'accès de tous à la santé.
Pour M. Emmanuelli, "ce n'est pas la fin, la mort de la gauche". Evoquant le début des années 1980, il a rappelé que "rassembler la gauche s'est fait sur une dynamique, pas sur un approfondissement idéologique". "Lorsque l'on se met ensemble pour discuter et parce qu'on a le même objectif, le même horizon, on arrive à un accord", a-t-il assuré.
Henri
Emmanuelli a par ailleurs dénoncé une "réalité virtuelle" fabriquée
par les médias. "Ce qu'a compris M. Sarkozy c'est que les médias ont faim
tous les matins", a-t-il ironisé. "Il y a un thème par jour, un
voyage par jour, une gesticulation par jour, une commission par jour (...) pour
fabriquer une bulle de réalité virtuelle qui ferait que
Présent au débat, le député Claude Bartolone a appelé à une position claire du PS et refusé un possible rapprochement avec le Modem ou des "accords entre amis" pour les prochaines élections municipales et cantonales.
Les débats des Rencontres de la refondation se poursuivront dimanche avec un débat intitulé "Pour un rassemblement des progressistes".
Publié par nps57 à 12:09:19 dans Nouveau Parti Socialiste | Commentaires (0) | Permaliens
Le dirigeant du NPS veut bâtir "une maison commune" de la gauche.
« REMETTRE la gauche debout », et d'abord « remettre le PS debout ». Pendant trois jours, à Labège, dans l'agglomération toulousaine, les militants du Nouveau Parti socialiste (NPS), autour d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, ont réfléchi aux moyens de sortir de la nasse dans laquelle est prise la gauche après trois défaites consécutives à la présidentielle. Et d'ouvrir des perspectives avant le congrès du PS, en 2008.
Le NPS n'est plus ce qu'il a été. Au fil du temps, les
défections de ses fondateurs, Julien Dray d'abord, puis Arnaud Montebourg et
Vincent Peillon, ont affaibli ce courant qui prétendait rénover en profondeur
le PS. Aujourd'hui, c'est le tandem Emmanuelli-Hamon qui fait vivre cette
sensibilité résolument ancrée à gauche, avec l'apport de très nombreux jeunes
ayant vécu le combat contre le CPE.
Les militants du NPS sont en tout cas d'accord sur une ligne : non à toute « droitisation » du PS, non à une « dérive présidentielle » du parti qu'incarne à leurs yeux Ségolène Royal, non à toute alliance avec le MoDem de François Bayrou, oui au rassemblement de toute la gauche avec un objectif, la victoire en 2012.
« Le PS n'est pas en bonne santé », a reconnu Henri Emmanuelli.
Dénonçant « les majorités de circonstance » qui dirigent le PS
sans avoir de « cohérence politique », le député des Landes
s'est dit « prêt à discuter avec toutes celles et tous ceux qui ont le
souci de créer une majorité stable et identifiable » au prochain
congrès du parti. Pour illustrer cette disponibilité, le NPS avait invité les
fabiusiens Claude Bartolone ou Philippe Martin, Harlem Désir, proche de
Bertrand Delanoë, Bruno Le Roux et Faouzi Lamdaoui, membres de l'équipe
dirigeante de François Hollande, Yves Durand, proche de Martine Aubry. Mais
aucun strauss-kahnien ni royaliste.
Hamon, en qui certains voient un possible successeur de
Hollande au poste de premier secrétaire, a posé des conditions pour participer
à « un nouvel alliage majoritaire ». Pas question de « changer
la nature du parti » en renonçant à la proportionnelle qui assure la
représentation des minoritaires dans les instances au profit du scrutin
majoritaire, comme le veut Royal. Pas question non plus de revenir sur la
stratégie de rassemblement des forces de gauche.
« Nouvelle dynamique »
Convaincu que la défaite à la présidentielle ne signe pas « la
mort de la gauche », Emmanuelli a plaidé pour « une nouvelle
dynamique » qui pourrait aboutir à « un Épinay 2 »,
un congrès de rassemblement de tous les progressistes, à l'image du congrès
d'Épinay qui, en
Publié par nps57 à 12:07:10 dans Nouveau Parti Socialiste | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par nps57 à 11:24:42 dans Nouveau Parti Socialiste | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par nps57 à 12:14:33 dans Nouveau Parti Socialiste | Commentaires (0) | Permaliens
Qui sommes nous ?
Emir Deniz
Coordonnateur départemental de NPS 57
contact : nps_57@yahoo.fr
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | ||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 |
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 |
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Commentaires